Etude : l’utilisation du smartphone sur les terrains de jeux

44% des parents luttent pour limiter l’utilisation du smartphone sur les terrains de jeux.

Une nouvelle étude de l’université de Washington estime que l’utilisation du smartphone sur les terrains de jeux est une source importante de culpabilité chez les parents. Cette distraction addictive les éloigne du monde réel. Ils sont moins attentifs aux enfants qui essaient d’attirer leur attention.

Smartphone playground

L’étude a révélé que 44% de nounous et baby-sitters ont estimé qu’ils devraient restreindre l’utilisation du smartphone sur les terrains de jeux. Les chercheurs ont également observé que les accompagnants, absorbés par leur smartphone, étaient moins attentifs aux demandes des enfants.

Les utilisations les plus courantes sont les textos, prendre des photos et lire ses e-mails. Seulement 28% des accompagnants ont déclaré utiliser leur téléphone pour faire un travail. Il faut aussi savoir qu’il n’y a pas de différence notable dans l’utilisation du smartphone entre les accompagnants hommes et femmes.

L’étude, présentée le mois dernier à « the Association for Computin Machinery’s Computer Human Interaction (CHI) 2015 » à Séoul (Corée), documenté plus de 40 heures d’interactions dans des terrains de jeux dans le nord de Seattle regroupant des données recueillis avec 466 accompagnants adultes. C’est la première étude à interroger les parents, les nounous et autres accompagnants au sujet de l’utilisation du téléphone tout en prenant soin des enfants dans les lieux publics.

« Les préoccupations sur ce sujet sont très répandues, et beaucoup de gens disent se sentir coupables de leurs propres comportements. », a déclaré la principale auteur Alexis Hiniker, étudiante en doctorat dans la conception et l’ingénierie humaine centrée département de l’UW.

Les chercheurs ont constaté que l’ennui, souvent occasionné par la culpabilité ou la peur d’être jugé, est la principale incitation à l’utilisation du téléphone.

L’étude a constaté que les parents ont reconnu que l’utilisation du smartphone diminuait leurs attentions et estimait moins aider leurs enfants à jouer (pousser la balançoire ou régler un différend, par exemple).

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Dans 32 cas, lorsque des chercheurs ont observé un enfant qui essaie d’interrompre un adulte utilisant son smartphone, l’accompagnant échoue complètement à répondre, parler ou se détourner du téléphone dans 56% du temps. A contrario, les adultes n’utilisant pas leurs téléphones sont plus attentifs et ont majoritairement réussi à répondre aux attentes de l’enfant.

Il y a trois types d’accompagnants :

  • 28% pensent qu’il est tout à fait approprié de regarder et s’occuper avec son smartphone pendant les enfants jouent,
  • 24% estiment qu’il est important d’éliminer ou de minimiser leur propre utilisation du téléphone quant-ils gardent des enfants et l’appliquent,
  • 44% estiment qu’ils devraient limiter l’utilisation du téléphone mais ne sont pas en mesure de le faire.

Selon les chercheurs, les concepteurs de smartphones et d’applications peuvent envisager de réduire cette addiction. Des outils comme le mode « parent » avec des fonctionnalités limités, des options de défilements qui se terminent après 5 ou 10 articles ou même un mot de passe peuvent créer des pauses naturelles qui invitent les utilisateurs à regarder autour d’eux.

Co-auteurs Kiley Sobel, Hyewon Suh, Yi-Chen Sung and Charlotte P. Lee of the UW’s human centered design and engineering department.

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